samedi 4 juillet 2009

C'est reparti...



Cette folle année ne m'a guère laissé le temps de quoi que ce soit. Ni lire tout mon saoul, ni travailler comme je le désirais. Et surtout travailler sur ce blog.
Je reprends ma plume, enfin mon clavier, et je repars au combat. Un signe du temps retrouvé : J'ai fini deux livres hier après-midi, deux ouvrages commencés il y a un an.

Une planche d'abord. Les marques se reprennent. Je jette des idées, je laisse un temps. Je reprends, modifie, laisse reposer. Et puis les idées fusent, le clavier intarissable déroule son tapis noir sur fond blanc de phrases plus ou moins bien faites. Jusqu'au dernier jour, corriger, changer, s'interroger sur le nécessaire et le superflu.

Et puis ce blog : Tantôt des vieilles pierres bavardes, tantôt des aspects spirituels, de courtes biographies avec des liens externes, des billets d'humeur sur la folie de notre société auto-mutilante, souffrante mais esperante. Des idées pour vos planches, vos travaux, des pistes de réflexion.

Cordialement,
Le pèlerin ascensionnel

samedi 6 juin 2009

Mes aïeux, Dégénérations

Découverte d'un groupe québécois qui, depuis 1996, semble ne pas vouloir s'arrêter en si bon chemin. Influences musicales traditionnelles et modernes, textes savoureux.



Mes Aïeux, l'histoire.

samedi 9 mai 2009


Détail vitrail église d'Apremont (Vendée)

"Je ne peux plus cacher ici que le désir divin qui se fait sentir dans l'âme humaine, a pour but d'établir l'équilibre entre Dieu et elle, puisqu'un désir vient d'une séparation de substances analogues qui ont besoin d'être unies; or, cet équilibre n'est pas un effort mort et inerte, mais un développement actif des propriétés divines qui constituent l'âme humaine, en tant qu'elle est un extrait universel. (...)
Vous voyez qu'un simple désir animal, tel que la faim, a pour but d'établir l'équilibre entre notre corps élémentaire et la nature, afin de mettre ce corps en état de manifester et d'accomplir toutes les merveilles élémentaires ou les propriétés corporelles dont la nature l'a composé, en tant qu'il est l'extrait de cette nature. Que n'aurait-on donc pas à attendre de ce désir puisé dans un autre ordre, et de ce besoin sacré, dont la source suprême a composé notre essence ?

Homme, si tu veux faire une utile spéculation, observe que ton corps est une expression continuelle du désir de la nature, et que ton âme est une expression continuelle du désir de Dieu;(...)

Mais si ces notions étaient éteintes dans l'âme humaine, c'était à vous, ministres des choses saintes, à les y faire renaître; si ce désir était affaibli dans les hommes, c'était à vous de lui rendre ses forces, en lui en retraçant d'avance les avantages. Quel beau rôle vous auriez eu à faire en travaillant ainsi à opérer dans un ordre si supérieur la réunion de ce qui est séparé et qui se désire !" (*)

L'expérimentateur observe les faits pour en connaître les processus, met en relation la cause et l'effet. Si la sagesse était liée à cette déduction, la logique imposerait aux sciences spécialisées d'éviter immanquablement les aspects les plus néfastes de leur application; Et ceci vaut pour la crise économique mondiale comme pour la scission de l'atome. Mais, englués dans la matière et voulant l'expliquer par sa seule réalité, ne l'éclairant superficiellement que par elle-même, nous nous éclairons par nos propres lumières. Les causes véritables en sont inconnues (parce qu'elles naissent d'un état de dégradation produit par la séparation-source : ce que le Régime Rectifié appelle "la chute" adamique.

Dans cet extrait apparaissent les notions intéressantes de notre origine divine et de notre destination (réintégration).

Laissons les phénomènes s'éclairer d'En-Haut, car cette Lumière se répand en nos coeurs par l'Esprit s'incarnant dans notre désir de Lui. Nos yeux se dessillent alors, révélant la face cachée mais non inconnaissable de la Présence divine ici-bas.

(*) Le Ministère de l'homme-esprit, Louis Claude de Saint Martin.

samedi 14 février 2009

Et bonne Saint Valentin !

Détail d'une maison de Saint Antonin Noble Val (82).


L'AMOUR

Purification et imitation chrétienne à l'aube du concile de Plaisance


"Trois mouvemements d'idées notamment ont contribué à façonner les valeurs propres aux sociétés occidentales au cours du XI° siècle : la Paix de Dieu, le pèlerinage, la conquête. La Paix de dieu des années 980-1025, ainsi que son substitut historique de la Trêve de Dieu, avait pour but naturel d'endiguer la violence générée par le groupe des spécialistes de la guerre. Quoi qu'on en dise, elle a vivement aidé à la formation d'une éthique chevaleresque. Elle semble avoir aussi favorisé le pèlerinage, qui bouillonne d'activité depuis le tournant de l'an mil. Elle peut aussi avoir fécondé la conquête, que les pèlerins et les voyageurs signalent comme une possibilité nouvelle au retour de leurs explorations (...).
Or ces trois mouvements s'alimentent chacun et tous trois de deux grands thèmes de la Réforme ecclésisastique, telle qu'elle est formulée depuis la fin des années 1040. (...) Purification et imitation."(1)

La Purification réformative engagée par l'autorité ecclésiastique d'Occident vise à combattre trois perversions :
"Libido sexus" concerne la sexualité coupée de sa finalité au sein de la société traditionnelle du Moyen-Âge;
"Libido divitarum" concerne la thésaurisation en vue d'un enrichissement personnel qu'il soit commerçant ou religieux;
"Libido dominandi" concerne la libération spirituelle religieuse du pouvoir temporel et de ses contingences. Nous pouvons voir dans ce dernier point les prémices d'une laïcisation future de la société, mais encore embryonnaire. Le "monde profane" est moins coupable de la séparation d'avec le sacré que la sphère religieuse elle-même. Les clefs d'or et d'argent de St Pierre commencent à s'éloigner l'une de l'autre.

Imitation enfin, du Christ nu. "C'était l'ambition des saints ermites, de ces adorateurs d'un Dieu jaloux et sans partage, de ces veri israelitae que mentionnent en abondance les documents des X° et XI° siècles", et qui sont ceux "qui voient Dieu", les véritables contemplatifs dont la cohorte ne s'identifie pas toujours à celle des moines. (...)
Pourquoi l'imitation ? Parce que l'homme a besoin de médiations dans son périple entre le profane et le sacré (...).

Le christianisme latin demeurait obstinément réticent à l'égard de l'incarnation du divin dans l'humain, et vis-à-vis du corollaire théologique de la divinisation de l'humain : ne croyons pas que la pensée du Pseudo-Denys, les fabrications savantes de Maxime le Confesseur aient touché plus qu'une poignée de moines intellectuels, à Auxerre au milieu du IX° siècle, à Cluny dans la première moitié du XI°. (...)"(2)

Les inspirations des pères de l'Eglise traversent les ans tantôt éclipsées, tantôt exhumées. Quelles pépites restent à découvrir pour vivifier la théologie actuelle ?

A lire de François VARILLON, "joie de croire, joie de vivre". La divinisation de l'Homme est l'incarnation : "Car le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous faire Dieu" (S. Athanase, inc. 54, 3 : PG 25, 192B)."

(1) et (2) Extraits de l'ouvrage : LOBRICHON Guy, La Bible au Moyen Age, collection les médiévistes français, Editions Picard, 2003, 247 p.

lundi 9 février 2009

Le mystère de la Trinité

Les extraits de texte qui suivent sont une critique d'un "Dictionnaire mythologique, symbolique et étymologique (...) par Dupuis". Le propos est de répondre au livre de Charles-François Dupuis et à ses interprétations. L'auteur du livre défend une conception vide des religions, parce qu'elles constitueraient des adaptations humaines sur l'étonnement et les observations primitives de l'homme sur le cours des astres.
Le Philosophe Inconnu (Louis Claude de St Martin) défend l'idée d'une religion habitée par la Sainte Trinité chrétienne, irréductible notion théologique incarnée dans notre réalité. Il justifie la foi trinitaire par l'organisation du vivant, la figure éternelle du Père/Fils/Esprit comme inspiration créatrice du monde connu.
APPENDICE

Le christianisme décrit par C.F. Dupuis serait un dérivé de la "religion universelle solaire" dont elle serait une évolution plus ou moins abâtardie. Dès lors qu'aucune nouveauté ou accomplissement ne se trouverait dans la religion chrétienne, le principe de doute est introduit, premier pas vers l'athéisme.


[...] Ce qui distingue essentiellement le dogme du christianisme de ceux des autres religions, c'est la manière de concevoir Dieu en trois personnes, qui sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

On a déjà corrompu ce premier dogme en en faisant un mystère incompréhensible, tandis que c'est la première leçon qu'on donne aux catéchumènes, comme la première porte pour entrer dans le christianisme et sans laquelle on ne peut pas le comprendre. - Le Christ n'a pas dit de faire de ce dogme un mystère ; au contraire, il a dit instruisez-les et baptisez-les, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Le Baptême, dans son principe, se nommait Illumination ; ainsi il devait être une instruction lumineuse, spécialement sur la Trinité, car on n'illumine pas un mystère et on ne fait pas entrer dans une religion en cachant le point essentiel qui la constitue.

Avant le christianisme, on a admis un Dieu unique sous la dénomination de puissance. Les chrétiens lui donnent le même nom en y ajoutant le mot : Père ou Créateur, et en font une puissance créatrice qu'ils nomment Dieu, le Père tout-puissant.

Une puissance seule et infinie dans l'immensité du néant ne crée rien. Tout objet susceptible d'être créé n'existe en elle qu'en puissance. Pour qu'elle se détermine à créer, il faut qu'il émane d'elle une volonté ou un amour qui l'incite à donner l'existence à une chose plutôt qu'à une autre, et c'est cette volonté, cet amour, ce verbe, cette parole arrêtée, que les chrétiens nomment Dieu le Fils ou la seconde personne de la Trinité, distincte de la première, quoique faisant unité avec elle, car on sait que la puissance n'est pas la volonté et que l'une ne peut pas opérer sans l'autre ; ainsi les deux, quoique différemment personnifiées, ne sont qu'un seul être.

La puissance et la volonté réunies peuvent créer un monde composé d'une multitude d'objets qui pourraient former un chaos, un désordre, une destruction des uns par les autres, une cacophonie, etc. Il faut, pour qu'une création réponde au but du créateur, qu'il émane de lui, par sa volonté ou son amour, un esprit de sagesse, d'ordre, d'harmonie, etc., qui établisse l'accord entre les objets créés, et c'est là ce que les chrétiens nomment le Saint-Esprit, du mot saint, qui veut dire régulier, et du mot esprit, qui signifie but, fin, etc.

Dieu est donc personnifié chez les chrétiens par la puissance, l'amour et la sagesse.

La Trinité est si bien établie qu'elle est indestructible par le raisonnement, car celui qui voudrait en nier l'existence la prouverait par le fait même de sa négation. Il nierait parce qu'il aurait la puissance de nier et qu'il en aurait la volonté, et en niant il emploierait tout ce qu'il aurait de sagesse logique pour persuader, ainsi il aurait agi par la puissance, la volonté et la sagesse, ce qui est la Trinité, avec laquelle il exécute toutes ses actions, comme étant l'image et la ressemblance de Dieu.

La seconde personne de la Trinité est l'esprit d'amour, que les chrétiens appellent le Christ, celui par qui tout a été fait et sans lequel rien de ce qui existe n'a été fait. Ils disent que pour se communiquer aux hommes, il s'est incarné dans l'humanité, afin d'y arrêter l'action du péché originel et nous replacer dans notre premier état de conjonction avec la toute-puissance divine, dont nous sommes séparés.

Pour prouver l'effet de cette conjonction de l'homme par la religion de l'amour, le Christ a opéré ses miracles et il a donné pouvoir à ceux qui l'observeraient d'en faire de pareils et même de plus grands. Il a encore voulu qu'on reconnût ses vrais ministres par les prodiges qu'ils opéreraient en son nom et par leur amour les uns pour les autres.

Voilà toute la religion chrétienne, telle que le Christ l'a établie, et telle que ses premiers ministres l'on observée, prêchée et manifestée. (...)

La tripartition Désir/Volonté/Action s'inspire directement de l'Etre Trinitaire qui est Puissance latente, Volonté agissante et Sagesse qui ordonne; Autrement, Création/Rédemption/Vivification, et que sais-je encore qui porte cette hérédité divine !


dimanche 25 janvier 2009

10 000

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10000 visites depuis la création du blog. Merci à tous.

Toujours dans le même principe de poster sur la vie spirituelle sous des aspects pas forcément empruntés par tous, j'espère que mes travaux propres apportent un peu d'eau au moulin des vôtres.
Ce blog pourrait disparaître du jour au lendemain, tous les éléments qui s'y trouvent rassemblés sont éparpillés ailleurs. C'est votre tâche aussi que d'en vérifier la valeur, et de réunir une base sérieuse pour progresser d'esprit et de coeur.

N'hésitez pas à commenter : Ne passent pas les commentaires dont les termes sont offensants ou vulgaires; même un seul mot peut abriter une pépite. Partageons. Et ne soyez pas pressés pour l'agrément modérateur !

A bientôt, chers lecteurs.


Le pèlerin ascensionnel

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samedi 24 janvier 2009

Ebousinons

Ebousiner : enlever le bousin recouvrant une pierre "verte" retirée du lit de la carrière. La pierre qui a ressué pendant 2 ou 3 mois est débarrassée de sa croûte, l'ajustement y gagnera.
Le travail "se fait au marteau, pour trouver le "vif" de la pierre : "vivus", ce qui est vivant*.

Il y a avant la taille à proprement parler un travail de dégrossissage qui appartient à l'Apprenti maçon, et dont le perfectionnement échoit au Compagnon. L'Apprenti qui cherchait la justesse (et justice) de la vie l'a trouvé. Au second grade, il se doit de mesurer la force avec laquelle il frappe. Jeter toutes ses forces dans la taille n'est plus l'affaire du Compagnon. Désormais, plus les gestes seront précis, plus les éclats seront adéquats, plus la précision atteindra son but.

(*) URSIN Jean, Instructions à l'usage des Compagnons, Editions Dervy, 1995, 254 p.

Formidable Benoit XVI


La grande nouvelle ecclésiale cette semaine, c'est la possible annonce de la levée de l'excommunication pour les évêques de la fraternité St Pie X.
Si nous avions encore un doute sur la direction que le St Père donne à son action ! vers l'intérieur de l'Eglise.
Je ne développe pas foncièrement le thème des enjeux analysé ailleurs plus ou moins finement. Je me placerais sur un plan intérieur à la logique spirituelle du St Père.

Etonnant Pape prévu par les plus avisés (!) comme un remplaçant fade de Jean-Paul II. Ce dernier fut l'apôtre infatigable que l'on connait. Le nouveau pontife se consacre à consolider et réunifier le temple fait de pierres vivantes, à revivifier le corpus de la tradition apostolique romaine.

Que dirais-je pour défendre ce décret probable ?
  • Qu'un constat de désobéissance était nécessaire (excommunication); Mgr Lefebvre en ordonnant des évêques a pris le risque de créer une scission (schisme) et d'entrer en rupture de communion ecclésiale.
  • Que ce schisme est une souffrance catholique qu'il convenait de soigner.
  • Que le rite tridentin (latin) dit de St Pie V n'a jamais été abrogé (récent Motu Proprio "Summorum Pontificum), et qu'il est la face "extraordinaire" du rite "ordinaire". Le problème que constitue la réintégration de la Fraternité St Pie X ne porte pas sur le rite, mais sur l'obéissance au magistère ecclésial.
  • Qu'en tendant la main aux catholiques traditionnalistes le St Père tient aussi celle des catholiques progressistes; Il faudra bien parler ensemble sans anathèmes.
  • Que l'oecuménisme n'aura pas à en souffrir... sauf celui qui fait chauffer la grande soupe du "tout-le-monde-il-est-beau-et-on-dit-au-fond-la-même-chose". Le baiser de Paix avec un Patriarche Orthodoxe (Athénagoras) rééquilibre l'Eglise chrétienne d'Orient et d'Occident. La charité chrétienne demande de ne pas rejeter la main protestante, mais impose de ne pas en laisser rentrer l'esprit dans l'église romaine, histoire de fidélité à la tradition des Apôtres.
  • Qu'il n'y pas de "tendance réactionnaire", mais un souci de retrouver le sens de la transmission sous sa forme évoluée(*).
  • Qu'il ne peut y avoir de dérive "dogmatique" dans une Eglise promulgant des dogmes pour fixer ce qu'elle croit. Encore une vue des choses bien moderne ! Il n'y a d'écart que dans le cerveau de ceux qui aimeraient (sans en être) une église catholique qui leur ressemble.
  • Et que les propos négationnistes de certains relèvent de la bêtise et de la justice. Laissons les deux aller à leur terme, ils se rejoignent.

Reste à travailler entre catholiques, sans anathèmes. Et c'est là qu'est le gros du travail, chez les "progressistes" comme chez les "traditionnalistes" !

(*) La tradition n'est pas figée, elle est évolutive pourvu qu'en regard de la Bible et dans la lumière de l'Esprit-Saint elle s'applique à toujours plus affiner les vérités de la foi. En cela, il n'y a pas nécessité d'appauvrir des formes rituelles qui les densifient et les rassemblent.

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dimanche 4 janvier 2009

Porta ferrada Sant Feliù de Guixols

Ces tombes maçonniques se trouvent dans l'enceinte d'un ancien monastère bénédictin à Sant Feliù de Guixols en Catalogne espagnole. Leur présence n'est pas forcément une énigme, c'est un "coin" maçonnique dans un cimetière classique mais désaffecté.


Bref, j'avais envie de vous parler d'un site templier peu connu localisé en Catalogne. Fondation templière et refuge de la grande persécution, le monastère est attesté dès le X° siècle. La configuration de l'ensemble est militaire et religieuse...

Son blason baroque (1500-1600) désire nous parler d'une histoire plus ancienne.



Chapé ployé (définition héraldique de la séparation intérieure ici en trois parties). Sur une terrasse un château aux trois tours maçonnées, donjonnées, crénelées, fenestrées. Celle du milieu haussée à la porte close est sommée d'un oriflamme à la croix pattée (templière).
A sénestre (gauche) de France (trois lys). A dextre (droite) de mer à la meule surmontée d'une palme ou d'une plume.

Abbaye plutôt que monastère, car la crosse et la mitre épiscopale (évêque) entourent à l'extérieur une couronne. Un père abbé avec un titre de noblesse ? Un noble résident ? L'abbaye affirme son autorité temporelle et spirituelle.

L'arc de Sant Benet (St Benoît) reste debout : il s'agit d'une ancienne porte baroque du monastère détruit en partie en 1936. Une statue taillée à la serpe dépare un peu au style au fronton.


Fortifiée comme on le voit sur cette photo, l'abbaye a été importante dans l'histoire de la Catalogne. Vous pouvez compléter avec un article de Wikipédia. Où l'on voit que Jacques Ier le conquérant fut placé sous protection templière après son enlèvement, qu'il fut élevé par eux...

Vous pouvez compléter vos propre recherches avec ces liens :
L'ordre du Temple en pays catalan.
Livre de Josep Maria Sans i Travé fouillé sur les templiers en Catalogne.


Remerciements : Gilles pour les photos. Quelle chance de connaître un tel lieu !
Triskell et son époux, pour leurs renseignements.