Où vous trouverez des données sur la spiritualité, les traditions sacrées, les religions, le symbolisme, l'ésotérisme chrétien et les vieilles pierres bavardes.
Où l'idéal chevaleresque s'écrira au fil de ces lignes.
Où vous trouverez des clés pour ouvrir des portes.
Où vous lirez toutes les correspondances avec votre propre pèlerinage et le jeu de l'oie, tantôt à passer des ponts, tantôt à être bloqués dans des compréhensions figées, tantôt propulsés vers quelque nouvelle étape.
Où vous me trouverez peut-être à une croisée de chemins.
Où vous trouverez je l'espère l'étrange et lumineux pèlerin d'Emmaüs.

lundi 24 mars 2008

Prodige eucharistique


Que s'est-il passé, à Lourdes le 7 novembre 1999 ?

Une messe concélébrée par Mgr Lustiger et Mgr Billé (tous deux aujourd'hui décédés). Pendant cette eucharistie, la grande hostie supérieure reposant sur la patène, superposée à l'inférieure se soulève brusquement de quelques millimètres à la consécration, au mot "Esprit" au sein de cette phrase :

(Les offrandes pain et vin) ... Sanctifie-les par ton Esprit pour qu'elles deviennent le corps et le sang de ton Fils Jésus Christ (...)"

Sans grand commentaire je livre ici ce film qui circule sur le net. Avis favorables et contradictoires circulent, je ne les referais pas ici.




La résurrection du Christ nous parle en ces jours de Pâques, d'une rédemption de la chair donc de la matière, qui retrouve sa vocation de corps glorieux.

De toute façon, puissions-nous être unis à la divinité de celui qui a pris notre humanité !

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samedi 22 mars 2008

Pâques, lumière de la Vie


A Noël, la lumière au plus bas de son intensité solsticiale recommençait à croître jusqu'à Pâques, le "passage" littéralement.

La mer rouge des 40 jours de Carême est traversée. 40 jours pour Laisser derrière soi la brillance éphémère des attraits mondains. De quoi sont constituées vraiment nos tentations ? Si l'on en croit celles du Christ, relatées dans l'évangile de Matthieu au chapitre 4, elles consistent à se détourner de nos convoitises, de notre orgueil et de notre égoïsme. Convoitise transformant tout sujet en objet de désir, orgueil qui nous place au sommet d'un édifice qui ne nous appartient pas, et égoïsme captateur de ce qui doit être partagé.

Le Christ s'allongea consciemment sur le lit de la croix, obéissant dans sa mort pour renaître à plus haut que sa propre préservation physique. Tout dans la vie du Christ fut "Exemplum", l'exemple à suivre : N'est-ce pas notre chemin, de mourir consciemment chaque jour à la gloire du monde qui passe, pour nous attacher à celle dont elle est l'envers et le négatif, la Gloire de l'Eternel (béni soit son Nom), Shekhina de sa présence ?

A rebours de la première prévarication Adamique, les mécanismes de la chute sont démontés, les serrures des enfers arrachées et foulées au pied par le Christ, les portes des enfers sont brisées. Adam et Eve, l'humanité sauvée est "tirée" des enfers à l'admirable lumière de la Résurrection. Adam est pris par la main, comme un enfant incapable de s'extraire seul d'une impasse.

La vacuité du creux de la tombe laisse place à l'espace en creux du coeur du Christ ouvert à la croix : Notre habitation pour les siècles des siècles.

La lumière de la Vie, voilée à la Croix éclate dans toute sa splendeur. Extérieurement ? Non ! La lumière se diffuse secrètement, imperceptiblement le troisième jour après la mise au tombeau; Elle passe de témoignage en témoignage, ne voulant que se donner par l'intermédiaire des hommes. C'est dans notre humanité que sa parfaite divinité se fait désirer.

Avez-vous quelque ténèbre ? Bien ! C'est ici le lieu de prédilection de la Lumière de la Vie, où vous la distinguerez bien mieux que dans votre bien-être repus. Tout est possible, et tout se fera si tu crois.

" O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? " (Paul, Corinthiens 15,55).

Bonnes fêtes de Pâques dans la Lumière de la Résurrection.

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mardi 4 mars 2008

Orientation sacrée


A la construction des édifices sacrés, préside une règle établissant le lieu et délimitant l'espace. De nos jours, quelques éléments perdurent dans nos églises, notamment la présence de deux clochers comme ici pour celle des Essarts unique à ce titre en Vendée.


Le microcosme de l'église (temple) nous dit quelque chose du macrocosme céleste. La présence de deux clochers nous ramène aussi loin que faire se peut dans la tradition des peuples sédentaires qui fixent, qui s'attachent à un site par une consécration. Or, que peut-on reproduire de plus légitimement céleste que le cosmos lui-même ainsi que son rythme ? Nous avons vu que la forme en croix de l'église outre son sens proprement chrétien nous ouvre également à l'universalité réunie en un point, au coeur de la croix, l'autel, lieu de la transcendance divinisante du Pain Eucharistique. Voûte du ciel, la coupole traditionnellement exprime ce cosmos traversé par la descente du Verbe créateur, habitant la maison que l'homme a construit a son Dieu. Mais cette maison, n'est-elle pas une imitation de la Tente sainte préparée dès l'origine ? (Livre de la Sagesse, chapitre 9 verset 8).

Le célébrant plante un pieu. Début de l'édification cultuelle et déjà au centre de tout. Choisi pour la présence d'une source d'eau vive dans cette fissure de roche, le sol était prêt à accueillir l'édifice.
Le cercle est dessiné au sol à partir du point central. L'enceinte du temple apparaît, limite du profane et du sacré. L'intérieur et l'extérieur, la périphérie et le centre. Le principe supérieur est dans le plan comme l'arbre est tout entier dans la graine.
Le célébrant fit délimiter le lieu et se placa au centre face à l'Est. De son observatoire invariable, jour après jour, il notait par deux bâtons l'emplacement du soleil à son lever, au solstice d'été et au solstice d'hiver. deux pierres levées finirent par incarner ce calendrier solaire, et au même endroit, des siècles plus tard, des colonnes. Sans d'autre utilité que décorative puisqu'elles ne soutiennent rien, pensa l'ignorant qui franchit sans broncher la porte équinoxiale du soleil.

Les tours-clochers doubles se dressent dans l'oubli moderne de l'indifférence majoritaire. Et moi, mon pauvre petit moi se trouve quand même bien payé de toutes mes misères à leur pied. Je me souviens que c'est à l'Orient que se trouve la lumière...
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