Où vous trouverez des données sur la spiritualité, les traditions sacrées, les religions, le symbolisme, l'ésotérisme chrétien et les vieilles pierres bavardes.
Où l'idéal chevaleresque s'écrira au fil de ces lignes.
Où vous trouverez des clés pour ouvrir des portes.
Où vous lirez toutes les correspondances avec votre propre pèlerinage et le jeu de l'oie, tantôt à passer des ponts, tantôt à être bloqués dans des compréhensions figées, tantôt propulsés vers quelque nouvelle étape.
Où vous me trouverez peut-être à une croisée de chemins.
Où vous trouverez je l'espère l'étrange et lumineux pèlerin d'Emmaüs.

samedi 22 septembre 2007

Le soufflet de la Confirmation

Il existe dans la tradition catholique, un sacrement de l'initiation chrétienne : la Confirmation. Elle "est le rite par lequel le baptisé est confirmé dans l'Esprit Saint comme membre vivant de l'Église."
http://www.cef.fr/catho/vivrechretien/xpchretien/confirmation.php

En plus de l'onction de Saint Chrême (huile bénie à Pâques, symbole de l'Esprit-Saint) et du signe de la croix sur le front, l'Evêque donne un léger soufflet (il tapote généralement) la joue du confirmé. L'explication de ce dernier geste est donnée pour être une préfiguration des souffrances qu'il faudra endurer pour traverser cette vie en imitation du Christ...

Cette raison me parait insuffisante, ou trop apparemment simpliste pour révéler le sens profond de ce rite. En procédant par analogies et correspondances avec d'autres courants spirituels et traditions, nous avons un sens ésotérique assez fort (ésotérique=intérieur).

Dans la tradition ZEN Soto, la méditation se fait assis face au mur. Au milieu des méditants, le responsable du bâton d'éveil (le Kyosaku) circule. Le méditant signale le besoin d'une correction (dans son sens rectifiant, pas celui masochiste de recevoir des coups !). Parfois, intuitivement, le Jikido (responsable des méditants) assène un ou une série de coups sur l'épaule. Le but est le réveil, l'éveil de la conscience assoupie.

Une autre méthode d'éveil liée à la chevalerie, est "la collée" de l'adoubement. Après un bain purificateur et le passage d'une tunique blanche, la nuit est passée en pénitence et prière pour le futur chevalier. Ses parrains l'accompagnent. Il va prêter serment... Il se confesse, communie à l'Eucharistie, et reçoit la collée, l'administration de trois coups sur la nuque ou sur la joue, au Nom de Dieu, St Michel, St Georges... Il est fait chevalier.
La Confirmation actuelle est séparée du baptême (unis à l'origine). En quelque sorte, c'est un "grade de perfection" du baptême. Ancrage de la qualité chrétienne, fortification pour la lutte, lien scellé avec l'Evêque, engagement en communauté et nouvelle effusion de l'Esprit-Saint.

Alors ? Le sacrement actuel de la Confirmation a-t-il hérité de la tradition chevaleresque cette petite claque sur la joue ? Si vous avez des données, je suis preneur. Il est d'autres filiations chevaleresques en matière de rite qui n'ont guère besoin de preuves historiques lorsque prime la transmission spirituelle signifiante. Mais cela fera l'objet d'un autre sujet... un autre jour...

En attendant, soyez loyal et généreux par St Georges !

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