
Ces quelques phrases que nous livre le Philosophe Inconnu, sur le thème du végétal. Petite recherche grâce à toi, Antiochus. Merci.
« Notre croissance spirituelle extérieure se feroit comme la croissance corporelle des plantes qui transforment constamment en écorce, en branches, en feuilles, en fleurs, en fruits, les sucs qui leur sont envoyés par le principe de leur vie végétale, sans qu'elles ayent besoin de s'occuper comment cette sève radicale et créatrice pourra leur faire parvenir de nouveaux sucs, pour les nouveaux résultats qu'elles sont toujours prêtes à réaliser, et nous n'aurions pas plus d'inquiétude sur l'écoulement de la source divine dans notre intérieur, qu'elles n'en ont sur l'écoulement de la source vivante de la nature, dans leurs divers canaux qui sont propres à remplir les plans de cette nature, parce que nous serons sûrs que la source divine a des plans mille fois plus vastes et plus durables, et une abondance incomparablement plus inépuisable. »
Louis Claude de St Martin, « Le nouvel homme », chapitre 33
« Ainsi, toutes les productions, tous les individus de la Création générale et particulière, ne sont, chacun dans leur espèce, que l'expression visible, le tableau représentatif des propriétés du principe soit général, soit particulier qui agit en eux. Ils doivent tous porter sur eux les marques évidentes de ce principe qui les constitue. Ils doivent en annoncer clairement le genre et les vertus, par les actions et les faits qu'ils opèrent. En un mot, ils doivent en être le signe caractéristique, et, pour ainsi dire, l'image sensible et vivante.
Tous les agents et tous les faits de la Nature portent avec eux la démonstration de cette vérité. (...) Le raisin indique la vigne; la datte, un palmier; la soie, un ver; le miel, une abeille. Chaque minéral annonce quelle est l'espèce de terre et de sel qui lui sert de base et de lien; chaque végétal, quel est le germe qui l'a engendré; »
L.C. De St Martin, « Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu, l'Homme et L'Univers », chapitre III
De la graine jusqu'au bois mort, il y a dans le cycle de tout végétal sur un plan matériel une image spirituelle du principe et de ses déclinaisons. Nous sommes dans la symbolique du miroir où nous voyons d'une manière précise mais inversée ce qui existe réellement. Puissions-nous lire la Nature telle qu'elle est, telle qu'elle nous parle de Dieu comme nous ne l'avions pas soupçonné.
A bientôt, je vais lire mon parterre de fleurs.
¤ ¤ ¤