Où vous trouverez des données sur la spiritualité, les traditions sacrées, les religions, le symbolisme, l'ésotérisme chrétien et les vieilles pierres bavardes.
Où l'idéal chevaleresque s'écrira au fil de ces lignes.
Où vous trouverez des clés pour ouvrir des portes.
Où vous lirez toutes les correspondances avec votre propre pèlerinage et le jeu de l'oie, tantôt à passer des ponts, tantôt à être bloqués dans des compréhensions figées, tantôt propulsés vers quelque nouvelle étape.
Où vous me trouverez peut-être à une croisée de chemins.
Où vous trouverez je l'espère l'étrange et lumineux pèlerin d'Emmaüs.

dimanche 25 janvier 2009

10 000

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10000 visites depuis la création du blog. Merci à tous.

Toujours dans le même principe de poster sur la vie spirituelle sous des aspects pas forcément empruntés par tous, j'espère que mes travaux propres apportent un peu d'eau au moulin des vôtres.
Ce blog pourrait disparaître du jour au lendemain, tous les éléments qui s'y trouvent rassemblés sont éparpillés ailleurs. C'est votre tâche aussi que d'en vérifier la valeur, et de réunir une base sérieuse pour progresser d'esprit et de coeur.

N'hésitez pas à commenter : Ne passent pas les commentaires dont les termes sont offensants ou vulgaires; même un seul mot peut abriter une pépite. Partageons. Et ne soyez pas pressés pour l'agrément modérateur !

A bientôt, chers lecteurs.


Le pèlerin ascensionnel

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samedi 24 janvier 2009

Ebousinons

Ebousiner : enlever le bousin recouvrant une pierre "verte" retirée du lit de la carrière. La pierre qui a ressué pendant 2 ou 3 mois est débarrassée de sa croûte, l'ajustement y gagnera.
Le travail "se fait au marteau, pour trouver le "vif" de la pierre : "vivus", ce qui est vivant*.

Il y a avant la taille à proprement parler un travail de dégrossissage qui appartient à l'Apprenti maçon, et dont le perfectionnement échoit au Compagnon. L'Apprenti qui cherchait la justesse (et justice) de la vie l'a trouvé. Au second grade, il se doit de mesurer la force avec laquelle il frappe. Jeter toutes ses forces dans la taille n'est plus l'affaire du Compagnon. Désormais, plus les gestes seront précis, plus les éclats seront adéquats, plus la précision atteindra son but.

(*) URSIN Jean, Instructions à l'usage des Compagnons, Editions Dervy, 1995, 254 p.

Formidable Benoit XVI


La grande nouvelle ecclésiale cette semaine, c'est la possible annonce de la levée de l'excommunication pour les évêques de la fraternité St Pie X.
Si nous avions encore un doute sur la direction que le St Père donne à son action ! vers l'intérieur de l'Eglise.
Je ne développe pas foncièrement le thème des enjeux analysé ailleurs plus ou moins finement. Je me placerais sur un plan intérieur à la logique spirituelle du St Père.

Etonnant Pape prévu par les plus avisés (!) comme un remplaçant fade de Jean-Paul II. Ce dernier fut l'apôtre infatigable que l'on connait. Le nouveau pontife se consacre à consolider et réunifier le temple fait de pierres vivantes, à revivifier le corpus de la tradition apostolique romaine.

Que dirais-je pour défendre ce décret probable ?
  • Qu'un constat de désobéissance était nécessaire (excommunication); Mgr Lefebvre en ordonnant des évêques a pris le risque de créer une scission (schisme) et d'entrer en rupture de communion ecclésiale.
  • Que ce schisme est une souffrance catholique qu'il convenait de soigner.
  • Que le rite tridentin (latin) dit de St Pie V n'a jamais été abrogé (récent Motu Proprio "Summorum Pontificum), et qu'il est la face "extraordinaire" du rite "ordinaire". Le problème que constitue la réintégration de la Fraternité St Pie X ne porte pas sur le rite, mais sur l'obéissance au magistère ecclésial.
  • Qu'en tendant la main aux catholiques traditionnalistes le St Père tient aussi celle des catholiques progressistes; Il faudra bien parler ensemble sans anathèmes.
  • Que l'oecuménisme n'aura pas à en souffrir... sauf celui qui fait chauffer la grande soupe du "tout-le-monde-il-est-beau-et-on-dit-au-fond-la-même-chose". Le baiser de Paix avec un Patriarche Orthodoxe (Athénagoras) rééquilibre l'Eglise chrétienne d'Orient et d'Occident. La charité chrétienne demande de ne pas rejeter la main protestante, mais impose de ne pas en laisser rentrer l'esprit dans l'église romaine, histoire de fidélité à la tradition des Apôtres.
  • Qu'il n'y pas de "tendance réactionnaire", mais un souci de retrouver le sens de la transmission sous sa forme évoluée(*).
  • Qu'il ne peut y avoir de dérive "dogmatique" dans une Eglise promulgant des dogmes pour fixer ce qu'elle croit. Encore une vue des choses bien moderne ! Il n'y a d'écart que dans le cerveau de ceux qui aimeraient (sans en être) une église catholique qui leur ressemble.
  • Et que les propos négationnistes de certains relèvent de la bêtise et de la justice. Laissons les deux aller à leur terme, ils se rejoignent.

Reste à travailler entre catholiques, sans anathèmes. Et c'est là qu'est le gros du travail, chez les "progressistes" comme chez les "traditionnalistes" !

(*) La tradition n'est pas figée, elle est évolutive pourvu qu'en regard de la Bible et dans la lumière de l'Esprit-Saint elle s'applique à toujours plus affiner les vérités de la foi. En cela, il n'y a pas nécessité d'appauvrir des formes rituelles qui les densifient et les rassemblent.

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dimanche 4 janvier 2009

Porta ferrada Sant Feliù de Guixols

Ces tombes maçonniques se trouvent dans l'enceinte d'un ancien monastère bénédictin à Sant Feliù de Guixols en Catalogne espagnole. Leur présence n'est pas forcément une énigme, c'est un "coin" maçonnique dans un cimetière classique mais désaffecté.


Bref, j'avais envie de vous parler d'un site templier peu connu localisé en Catalogne. Fondation templière et refuge de la grande persécution, le monastère est attesté dès le X° siècle. La configuration de l'ensemble est militaire et religieuse...

Son blason baroque (1500-1600) désire nous parler d'une histoire plus ancienne.



Chapé ployé (définition héraldique de la séparation intérieure ici en trois parties). Sur une terrasse un château aux trois tours maçonnées, donjonnées, crénelées, fenestrées. Celle du milieu haussée à la porte close est sommée d'un oriflamme à la croix pattée (templière).
A sénestre (gauche) de France (trois lys). A dextre (droite) de mer à la meule surmontée d'une palme ou d'une plume.

Abbaye plutôt que monastère, car la crosse et la mitre épiscopale (évêque) entourent à l'extérieur une couronne. Un père abbé avec un titre de noblesse ? Un noble résident ? L'abbaye affirme son autorité temporelle et spirituelle.

L'arc de Sant Benet (St Benoît) reste debout : il s'agit d'une ancienne porte baroque du monastère détruit en partie en 1936. Une statue taillée à la serpe dépare un peu au style au fronton.


Fortifiée comme on le voit sur cette photo, l'abbaye a été importante dans l'histoire de la Catalogne. Vous pouvez compléter avec un article de Wikipédia. Où l'on voit que Jacques Ier le conquérant fut placé sous protection templière après son enlèvement, qu'il fut élevé par eux...

Vous pouvez compléter vos propre recherches avec ces liens :
L'ordre du Temple en pays catalan.
Livre de Josep Maria Sans i Travé fouillé sur les templiers en Catalogne.


Remerciements : Gilles pour les photos. Quelle chance de connaître un tel lieu !
Triskell et son époux, pour leurs renseignements.


Voeux 2009

Nous savons bien que des voeux ne changent rien. Formons les quand même en y adjoignant notre sincérité et notre prière. Je vous souhaite ainsi assez de force et de sérénité, conditions nécessaires au chemin 2009 pour que les circonstances, d'obstacles, deviennent tremplins.

Soyez loyal et généreux !

Le pèlerin ascensionnel