Est sous-tendue la rédemption par le sacrifice du Christ qui ouvrit par la nouvelle alliance les vannes du Ciel, donc la descente de l'Esprit de Dieu.
"L'Esprit-Saint se mêla de nouveau à l'humain..." Qu'est-ce à dire ? Qu'il étaient UN à l'origine, avant que l'homme se soit extrait lui-même de la présence divine ? (Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu? Genèse 3,9)
Nous sommes en plein dans le symbole de la colonne brisée du Rite Ecossais Rectifié; Une base humaine altérée, un esprit collé au sol appelant au redressement, et un morceau divin manquant, jointure du tout.
La chute de l'homme peut ainsi apparaître non plus comme un malheur absolu, mais comme une opportunité formidable, celle de redonner du sens à ce qui n'en avait plus; La grâce d'avoir le pouvoir de redevenir co-auteur de sa propre re-création. Sommet du respect de notre liberté par Dieu, et de notre vocation à nous découvrir "un peu moindre qu'un dieu" (psaume 8).
"Par la force de son souffle..." en hébreu "ruah", en grec "pneuma", le même sens : Souffle. L'air inspiré donne la vie à l'homme, l'entoure de sa présence invisible tout au long de sa vie et est rendu par la dernière expiration. L'Esprit-Saint ainsi décrit comme une force vivifiante investit et purifie l'homme. La double image du souffle qui chasse l'impur et du feu qui repose sur l'homme ne fait pas seulement qu'opérer en nous d'une manière toute personnelle ce qui doit se produire à la fin des temps à l'échelle cosmique; elle invite à hâter par notre participation active la venue de la Jérusalem céleste, l'accomplissement parfait du règne de Dieu au milieu de nous (Apocalypse 21,10-11).
